04/10/2007

Raj : Tome 2 : Un gentilhomme Oriental : Auteurs : Conrad & Wilbur /Edition : DARGAUD

rajraj2Nous sommes à Bombay en 1831. Plusieurs notables de l’Indian Political Service disparaissent les uns après les autres.
Alexander Martin venant juste d’arriver de Londres va être commissionné pour mener l’enquête. C’est aidé du Sahib Warren et d’une indigène au nom d’Ayesha, que Martin va embarquer sur une boutre en direction d’Elephanta. Dans les grottes de cette île, Martin, Warren et Ayesha vont rencontrer l’oncle Henry et David Baltimore.

Certaines révélations de Baltimore, visiblement sous l’effet d’une drogue, laissent à penser que le tueur en série n’est autre que l’oncle Henry. Mais, peut-on réellement se fier à un esprit troublé par les effets de la datura fastiosa, plante vénéneuse provoquant un état de stupeur et annihilant toute forme de volonté de résistance.

La clé du problème réside toutefois dans la mémoire de Warren et dans le lien particulier qui le lie avec l’oncle Henry et un certain Akbar, rebaptisé pour la circonstance, Olivier.

Il s’agit là du deuxième tome de la série Raj, parue chez Dargaud, dans un format élégant permettant au dessin de Jan d’être très aéré.Je déplore personnellement la disparition des grands de
ssins pleine page qui avaient émaillés le premier tome de la série. Néanmoins, on retrouve à certains moments un dépouillement du dessin qui donne une impression d’espace.
Ce n’est sûrement pas avec cette série, dont le scénario a été réalisé de main de maître par Wilbur, allias Sophie Commenge, que l’Inde va perdre de ses mystères et de son envoûtement.(Jean)

21/08/2007

Samsara Tome ½ ( Série Secrets) : Auteurs : Faure & Giroud Edition : Dupuis (Empreintes)

samsarasamsara2Il n’est pas simple en avril 1885 à Manchester de prôner des valeurs teintées de féminisme et de croyances en l’éducation des classes sociales les plus défavorisées face à la société bourgeoise empoussiérée mancunienne.
C’est pourtant le combat qu’à choisit Elisabeth Griffith, combat qu’elle est en train de perdre bien tristement.

Le mariage de sa sœur Charlotte avec le très fortuné John Bellock ne va l’intéresser dans un premier temps que par la possibilité qu’il offre de rencontrer, lors de la cérémonie, certains mécènes généreux susceptibles de l’aider dans ses missions sociales. Cependant l’évocation que le voyage de noces au Kenya puisse se prolonger par une chasse au tigre en Indes nourrira pleinement les rêves de la jeune fille.

Il en ira tout autrement dans le chef de son père Herbert Griffith qui, rien qu’à l’évocation des Indes, fera un sérieux malaise en pleine cérémonie. C’est que l’Inde est un sujet particulièrement tabou chez les Griffith. Il est vrai que c’est là que périt la mère de Charlotte et d’Elisabeth mais c’est également là qu’Herbert Griffith, associé à un certain Charles Melrose, passa un bon nombre d’années à faire des affaires, comme on disait à l’époque. Bien sombres affaires teintées de mystères inavoués et peut être inavouables. Tellement inavouables que l’émotion va être si forte qu’elle emportera le père Griffith dans un malaise cette fois fatal.

En confiant à Elisabeth un essai de roman sur les aventures de son frère et du père Griffith, le frère de Charles Melrose va relancer totalement la soif de l’aventure mais surtout la soif de connaître enfin la vérité sur ce qui s’est réellement passé en Indes pour la famille Griffith.

Qui a dit que les lecteurs étaient blasés des aventures exotiques, des jungles impénétrables et des trésors cachés ? Giroud fait ici un terrible pied de nez à tous les empêcheurs de rêver en rond. Quant au dessin de Faure, il a une exubérance et une luxuriance qui n’a d’égale que celles que l’on trouve dans les profondeurs de la jungle. Il y a du Corentin dans cette histoire et le très regretté Cuvelier en serait probablement le premier passionné. Vivement le tome 2. (Jean)