03/11/2007

Le sang des Porphyres : Tome 2 : Konan : Auteurs : Parnotte & Balac : Edition : Dargaud

sangsang2Hermine de Rothéneuf cherchait où le trois-mats « La Sphinge » s’était échoué car à son bord se trouvait sa très chère belle sœur au cou duquel devait pendre un collier visiblement très précieux. C’est Soizik qui l’a en sa possession et elle n’a aucune envie de le rendre se prévalant du fameux « droit de bris ».
Elle reste toujours balancée entre l’amitié qu’elle voue à Gwémon Porphyre et son attirance pour le frère aîné, Konan Porphyre fraîchement revenu du bagne après avoir purgé sa peine pour les crimes de naufrageur que son père Hyacinthe avait commis.
Gwémon avait retrouvé l’œil de verre de son père Hyacinthe sur lequel était gravé une inscription en latin, sorte d’héritage laissé par le cruel naufrageur à sa descendance. « Refer aliquem oculum in orbem meum sine lacrima manus tua a daemonio devorabitur ». Serait-ce une indication pour trouver le trésor d’Hyacinthe ?
Gwémon et Konan, eux, ont compris et vont se retrouver sur la plage, à coté d’un bien étrange rocher évoquant le portrait d’Hyacinthe. L’œil de verre va rouler jusqu’à une crevasse mais une pieuvre, une morgaze veille.
Qui est cette Hermine de Rothéneuf et que va faire Konan quand il va se rendre compte que trois personnages le recherchent activement où plutôt recherche bien le matricule 3608 ?

Karabasenn, kenavo, kornik, paganiz, kédigs, voueuse, malamoks, kigagns, ankou : Yann Balac’h dit Balac s’en donne à cœur joie dans sa bretagnitude qui donne réellement le cadre de cette aventure.
On sent le scénariste prennant du plaisir à utiliser le décor de son enfance pour mettre en situation ses personnages. La précision du trait de Parnotte et sa sensibilité vont admirablement bien habiller le récit et donner à cette série toutes ses lettres de noblesse.

A suivre absolument tant pour l’histoire que pour le dessin et les couleurs. (Jean)

23/06/2007

Long John Silver : T1 : Lady Vivian Hastings Auteurs : Xavier Dorison & Mathieu Lauffray Edition : Dargaud

long john1long john2A la fin du roman « l’île au trésor », R.L.Stevenson signale avoir perdu la trace de Silver, ce formidable marin à la jambe de bois. Il fallait donc une suite ayant pour héros ce fameux Long John Silver. C’est bien de cela que va nous entretenir cette nouvelle série du duo de choc Dorison et Lauffray.

Tout commence en 1785, aux confins du fleuve Amazone, Lord Byron Hastings, harassé et épuisé, va enfin découvrir la cité de Guyanacapac dont les richesses dépassent tout entendement. A l’autre bout du monde, son épouse volage, Lady Vivian Hastings, mène une vie pour le moins légère, prétextant que, depuis le temps, son tendre époux a du passer de vie à trépas. Son ventre légèrement rebondi atteste de ses égarements libidineux.
Jusqu’au jour où Edward, le propre frère de Byron déboule en compagnie de l’indien Moxtechica dans la demeure des Hastings. Il se présente comme mandataire plénipotentiaire de Lord Byron Hastings avec la mission précise de réunir 100.000 livres en vendant tous ses biens : meubles, titres, terres et manoir. Vivian, quant à elle, sera confiée au couvent Saint-William. Mais c’est sans compter sur le caractère fort de la dame qui n’a pas du tout envie de se voir dépouillée de l’or de la cité indienne. Elle va donc s’imposer sur le navire de l’aventure et également à son équipage mais non sans l’aide d’un fameux marin à la jambe de bois, prêt à tout pour de l’or.
Silver va composer un équipage à sa mode et quoique taraudé par les fièvres d’une vilaine malaria, il permettra au Neptune de fendre les flots à la conquête de l’or de Guyanacapac.

Assurément, l’album du mois. Un dessin brillantissime de Lauffray, une palette de couleurs majestueuse et un scénario qui donne envie, que demander de mieux ? On a hâte de connaître la suite de cette épopée qui s’annonce comme palpitante. (Jean)