23/09/2007

Les démons d’Alexia – Tome IV : Le syndrome de Salem. Auteur : Ers et Dugomier – Edition : Dupuis.

alexiaalexia2Alexia sent de plus en plus que la solution à ses angoisses et à ses interrogations se trouve au sein du Yorthopia. Son désir de savoir va être plus fort que sa crainte de pénétrer dans ce pays mythique rassemblant toutes les connaissances occultes.Alexia avait choisi de signer dans les deux livres et de devenir définitivement à la fois exorciste et sorcière. Cette aberration va être très mal perçue par l’esprit de l’ancêtre sorcière d’Alexia, Sarah Perkins, qui, pourtant, voyait en elle la renaissance de l’ordre des sorcières de Salem.

La peur, l’angoisse, l’inquiétude mais également les forces occultes, le mystère, les mondes parallèles sont autant d’ingrédients qui vont permettre à ce quatrième tome de clôturer le premier cycle de cette série.
C’est toute la force de la magie noire avec ses secrets et l’influence du mal et des esprits que traite cette série parue chez Dupuis.
Un dossier spécial de 16 pages étoffe d’ailleurs ce quatrième tome, soulevant un peu le coin du voile des mystères et du malaise général qui tourne autour du paranormal.

Même si graphiquement nous ne sommes pas toujours dans la perfection absolue (et ce n’est pas grave en soi !), il n’en demeure pas moins que Ers commence à avoir une patte tout à fait reconnaissable.Il s’agit là indiscutablement d’une série qui a tout pour durer et c’est tout le mal que nous lui souhaitons. (Jean)

28/05/2007

La Forêt : Auteurs : Vincent Perez & Tiburce Oger / Edition : Casterman

foretforet2« Il était une fois, non loin des côtes bretonnes, un petit bébé, qu’un druide avait déposé devant la porte du couvent de Saint-Dénoué.... »

Magie, illusions, sortilèges, transformations, sorcières, fantastique, tous les ingrédients d’une rêverie celtique au fin fond d’une Bretagne secrète et mystérieuse sont réunis dans ce conte de 88 pages.

Il ne faut pas en dire plus car il faut laisser la magie opérer au fil de la lecture. Moi qui suis d’habitude très critique sur les scénarii de personnes dont ce n’est pas le métier d’en proposer, j’avoue devoir mettre chapeau bas devant monsieur Vincent Perez qui nous montre ici, qu’il sait être autre chose qu’un grand acteur de cinéma. On sent qu’il s’est fait plaisir et cela en devient contagieux.

Il y a beaucoup à dire sur le graphisme de Tiburce Oger. Son dessin est flamboyant, éxubérant. On a constamment l’impression qu’il va déborder des cases et des planches pour se répandre dans votre maison. Visiblement amoureux des plans obliques, ce qui le rapproche d’un Foester et des grandes pages où foisonnent moult détails, Tiburce est extrêmement talentueux. Néanmoins je me suis demandé très souvent en parcourant l’album, si celui ci n’aurait pas été encore mieux simplement en noir et blanc. Je crois sincèrement que Tiburce a le talent graphique pour résister à l’épreuve du noir et blanc grand format.. Ne serait-ce pas une bonne idée pour un tirage spécial?

A lire en se laissant plonger dans la magie du récit et en ayant le temps d’apprécier non seulement l’histoire mais également la finesse du dessin.(Jean)