26/11/2007

La rage au poing : Auteurs : Crippa & Ponticelli Edition : Casterman

ragerage2Nous sommes au Brésil, quelque part au milieu d’une favela parmi tant d’autres.Paulinho est un gamin chétif qui vit dans le trou du cul du monde, là où survivre a plus de sens que de vivre.
Coincé entre la drogue, les dealers et sa propre mère qui se prostitue pour essayer de faire manger ses trois autres frères et sœurs, sa vie est encore rendue moins facile de par son handicap. En effet, il est manchot de la main droite. Il vole tout ce qui peut se voler, vend tout ce qu’il peut vendre, baise tous ceux qu’il peut baiser et risque sa vie pratiquement tous les jours. Son seul ami s’appelle Pelé. C’est un vrai tueur sur quatre pattes, un chien qui lui aussi n’a qu’une ambition dans la vie : survivre.
Il va quitter Félicidad et se retrouver dans la grande ville. Sa rencontre avec le borgne va lui permettre dans un premier temps d’exorciser ses peines mais surtout sa haine. Il va pouvoir canaliser son énergie dans le vale-tudo, mélange de box thaïlandaise, de lutte traditionnelle et de ju-juitsu. Mais là encore, le monde est-il réellement comme il apparaît.

Cette bande dessinée est tout à fait envoûtante. En plus du titre, tout exprime la rage, le dessin est explosif, la violence omniprésente, les couleurs parfois agressives. Tout ceci est magnifiquement sordide, parfaitement bien rendu par un graphisme utilisant une variété impressionnante de plans de vue, tout en gardant une justesse des traits remarquable.

Alberto Ponticelli a gagné ses lettres de noblesse en se frottant aux plus grands des Comics américains. Il a été un des rénovateurs de chez Marvell et en a conservé le goût de l’extravagant et du dessin nerveux et dynamique dont cet album « La rage au poing » en est un exemple très réussi.(Jean)

29/05/2007

The End – Jim Morrison Auteurs Romain Renard Edition : Casterman

morrisonmorrison2Dans la collection « Rebelles », Casterman nous présente le parcours type étoile filante de Jim Morrison, le chanteur des Doors.

Les drogues et l’alcool ont finalement eu raison de cet écorché vif qu’était Jim Morrison. Fondamentalement poète dans l’âme, il va mourir à Paris en 1971, devenu une vraie loque humaine, laminée par tous ses excès et abandonné quasi de tous. Sa vie n’aura été que violence, provocations, destruction et autodestruction, bravades vis à vis de l’autorité, des grands principes et de la morale. Ses consommations multiples et excessive auront raison de son grand talent de jouer avec les mots.

En cela, il a toute sa place dans la collection « Rebelles ».

Romain Renard était bien placé pour illustrer le personnage de Jim. En effet, quoique né 4 ans après le décès de l’icône Rock, il est lui même auteur compositeur du groupe de rock français ROM. Qui plus est, son talent graphique est indéniable. Néanmoins, je regrette un peu le traitement de la couleur, quasi uniforme tout au long de l’album dans des tons bruns rouges foncés. (Jean)

08:04 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rock, musique, poete, doors, drogues, alcool |  Facebook |