17/03/2008

Le futuriste : Auteurs : Stromboni & Cotte Edition : Casterman

futuristefuturiste21912, Paris.
Luciano Salvatori est un artiste peintre qui pourrait être la représentation graphique du thème de la chanson de Charles Aznavour « La bohème ». Il essaie tant bien que mal de survivre grâce à sa peinture mais sans grand succès. Il côtoie pourtant des grands noms comme Picasso et Apollinaire, des personnages résolument tournés vers un futur prometteur.
Cette vie un peu sordide va se voir totalement bouleversée par une commande curieusement ciblée d’un mystérieux mécène. Celui-ci lui demande juste de laisser voguer son imagination et de peindre des machines de guerres et de destruction. Commande dont Salvatori s’acquittera avec beaucoup de soins en s’inspirant de ce que la nature lui montre chaque jour. Cependant, la finalité de cette commande, est-elle simplement artistique ou bien tout autre ?

Je reconnais un talent certain au crayon de Jules Stromboli qui convient parfaitement au sujet traité et à l’ambiance nécessaire à l’histoire. La monochromie des planches ajoute également le petit coté misérable qui sied totalement à l’époque tortueuse de la première guerre mondiale. Je ne peux néanmoins pas dire que c’est mon style préféré. Quant au scénario, j’ai mis du temps à comprendre le but final, pensant naïvement qu’Olivier Cotte s’amusait uniquement à « Zolaifier » son récit. En bref, content de l’avoir lu, mais bon, maintenant, ça, c’est fait ! (Jean)