05/11/2007

Lady S. : Tome 4 : Jeu de dupes Auteurs : Aymond & Van Hamme / Edition : DUPUIS

ladylady2C’est bien connu, la paix dans le monde, c’est l’affaire des Américains ! Ils sont tellement persuadés qu’il n’y a qu’eux pour régler ce problème qu’ils voient d’un très mauvais œil que quelqu’un d’autre puisse s’occuper de déjouer les menaces terroristes sur le vieux continent.
La C.I.A. entend bien savoir tout sur tout et surtout contrôler tout et y compris ce C.I.R.C.A.T. européen à savoir le « Centralized Information and Research Center Against Terrorism ».
Croyant savoir que Lady S est une recrue de ce C.I.R.C.A.T., la C.I.A. décide de faire enlever son père adoptif dans l’espoir que la jeune femme appelle le centre et dévoile ainsi l’identité de certains de leurs agents.Cependant, le passé de notre chère Lady va la rattraper et la mettre en danger. Elle avait pourtant tourné la page de l’époque où elle était une bien sportive petite souris !

Aymond est de plus en plus irréprochable. Son dessin est juste et précis, peut être un peu trop !
Quant au scénario, on a bien compris que Van Hamme en a marre de la prétention suffisante des Américains et de leurs cotés « donneur de leçons », mais cela n’empêche que l’intrigue en elle-même est, ma foi, assez maigre.Monsieur Van Hamme, n’êtes-vous pas un tantinet fatigué ou plutôt fortement pris par vos projets de théâtre, de romans, de cinéma? (Jean)

07:43 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : terrorisme, c i a, espionnage, attentats |  Facebook |

04/11/2007

Le Mal : tome 1 : L’œil du mur : Auteurs : Py & Houot Edition : Glénat

mal1mal1aEn 1951, le Mal s’abattait sur l’Europe entière. Il pouvait s’agir de lésions cutanées rapidement purulentes mais aussi d’états de démence et d’hallucinations épouvantables. Le mal des ardents, comme on l’appelait, semblait se guérir au village Saint Antoine et ceux qui, grâce ou malgré l’amputation d’un membre, survivaient, avaient l’habitude de remercier Dieu en accrochant le membre amputé aux portes de l’église.

Quelle ne fut la surprise de Gilbert de retrouver, de nos jours, deux pieds et deux mains complètement nécrosés accrochés après la sainte croix du Christ du village. Y a-t-il un lien entre cet évènement et la présence du jeune Sonora qui s’est mis en tête de reconstruire sur une vieille ruine, sous le « gros mur », comme ils disent là-bas ? Et puis quel jeu joue Christine-Anne Carrierista, cette artiste délaissée par un mari trop absent, qui va rapidement laisser cours à ses pulsions avec notre jeune maçon en herbe ? Le jeune Marco l’aime bien aussi notre maçon, jusqu’au jour où Sonora va le retrouver prostré à coté d’une ouverture sous les décombres de son chantier. Un matos de spéléologue et l’affaire est joué, Sonora pénètre sous cette voûte en pierre !

Probablement LA couverture de l’année ! Totalement irrésistible et envoutante, elle force le curieux à prendre l’album en main et à feuilleter les premières pages. Superbe amorce.
Ce premier tome permet à Py de présenter les protagonistes, de planter le décor et de laisser s’insinuer une atmosphère mystérieuse. On sent Houot en totale jubilation quant il s’agit de croquer les tronches des habitants du village, flirtant presqu’avec la caricature grossière qui contraste avec le « ton » réaliste du reste de l’album. (Jean)

Le Mal : tome 2 : Nyctalope : Auteurs : Py & Houot Edition : Glénat

mal2mal2aLes scouts catholiques ont mis le village de Saint Antoine en réelle quarantaine. Ne rentre et ne sort plus qui veut, il faut montrer patte blanche !
Sonora, lui est plus intéressé par savoir ce qu’a donné l’analyse de pots découverts dans sa crypte. En chemin, il va, par chat écrasé interposé, faire la connaissance d’Yvonne aux chats, vieille folle à qui Marco prête des super pouvoirs !
Christine-Anne continue son jeu de séduction avec Sonora, en le traitant parfois comme un simple sex-toy. Elle semble cependant jouer un tout autre jeu avec le « très vénérable » dans des réflexions qui sont avant tout des principes d’une secte.Sonora va recevoir certaines confidences d’un villageois qui vont le ramener du temps de la guerre en 1943. Des officiers allemands seraient venus décharger un bien étrange chargement au sein même de la crypte. Une jeune femme l’a vu de ses yeux vu. Cette jeune femme était en fait notre Yvonne aux chats. Considérée comme une véritable sorcière par les villageois, elle va finir par se donner la mort.Mais quelque chose rôde sous la peau burinée de ce village !

Marchant toujours sur le fil pour ses caricatures des gueules des villageois, Houot reste fidèle à lui-même, réalisant encore une fois une couverture remarquable et remarquée ! Quant à Py, il aborde tout en finesse d’autres thèmes que ceux de l’histoire principale tels le fanatisme, les sectes et l’intolérance.

Je me réjouis de lire le dernier et 3ème tome, intitulé « super manne » pour enfin connaître la fin de cette série et pour apprécier encore j’espère, une nouvelle couverture choc ! (Jean)

03/11/2007

Le sang des Porphyres : Tome 2 : Konan : Auteurs : Parnotte & Balac : Edition : Dargaud

sangsang2Hermine de Rothéneuf cherchait où le trois-mats « La Sphinge » s’était échoué car à son bord se trouvait sa très chère belle sœur au cou duquel devait pendre un collier visiblement très précieux. C’est Soizik qui l’a en sa possession et elle n’a aucune envie de le rendre se prévalant du fameux « droit de bris ».
Elle reste toujours balancée entre l’amitié qu’elle voue à Gwémon Porphyre et son attirance pour le frère aîné, Konan Porphyre fraîchement revenu du bagne après avoir purgé sa peine pour les crimes de naufrageur que son père Hyacinthe avait commis.
Gwémon avait retrouvé l’œil de verre de son père Hyacinthe sur lequel était gravé une inscription en latin, sorte d’héritage laissé par le cruel naufrageur à sa descendance. « Refer aliquem oculum in orbem meum sine lacrima manus tua a daemonio devorabitur ». Serait-ce une indication pour trouver le trésor d’Hyacinthe ?
Gwémon et Konan, eux, ont compris et vont se retrouver sur la plage, à coté d’un bien étrange rocher évoquant le portrait d’Hyacinthe. L’œil de verre va rouler jusqu’à une crevasse mais une pieuvre, une morgaze veille.
Qui est cette Hermine de Rothéneuf et que va faire Konan quand il va se rendre compte que trois personnages le recherchent activement où plutôt recherche bien le matricule 3608 ?

Karabasenn, kenavo, kornik, paganiz, kédigs, voueuse, malamoks, kigagns, ankou : Yann Balac’h dit Balac s’en donne à cœur joie dans sa bretagnitude qui donne réellement le cadre de cette aventure.
On sent le scénariste prennant du plaisir à utiliser le décor de son enfance pour mettre en situation ses personnages. La précision du trait de Parnotte et sa sensibilité vont admirablement bien habiller le récit et donner à cette série toutes ses lettres de noblesse.

A suivre absolument tant pour l’histoire que pour le dessin et les couleurs. (Jean)

Box : Tome 1 : Résurrections : Auteurs : Alain Mounier : Edition : Bamboo (Grand angle)

box1box1aEtat du Minnesota, route 34, janvier 2001.Erica, danseuse et stripteaseuse, se plait à retrouver le silence des forêts enneigées quand brutalement, c’est le trou noir. Elle est atteinte d’une cécité brutale pendant quelques instants. Elle sera également taraudée par certaines visions prémonitoires sanglantes.
Afganistan, plaine de Chamaly, février 2001, Hamid jabul saute sur une mine en passant en voiture le check point pour ravitailler ses deux stupides sœurs qui veulent absolument rester dans leur village sur la ligne de front. L’explosion a mis en évidence une cavité dans laquelle se trouve un bien étrange coffret.
Mer de Barentz, le cargo Zaporoz aborde le brise-glace nucléaire russe Moskva à la limite des eaux territoriales russes. Un passager en bien vilaine forme, serrant contre lui une caisse visiblement très précieuse, va y être transféré. Quelques instants plus tard, le Zaparoz sera coulé par deux hélicoptères lourdement armés.
Etat d’Illinois, Anton Dawson, via internet et ses images de satellites, a vu presque en direct, le sabordage du cargo. Dès le lendemain, il sera tenu de faire une petite balade bien matinale, encadré par deux gardes du corps aux allures sévères, pour participer à une réunion extraordinaire du « National Security Agency » des Etats-Unis d’Amérique.

Le lien entre ces différentes affaires semble résider dans un objet nommé simplement BOX.
Box fait peur et fascine à la fois, bien que sa nature exacte reste encore inconnue mais le fait est que ce n’est pas pour rien que ceux qui l’ont approché de près l’appellent la « boite du diable » !C’est toujours Box qui va être à la base de la rencontre de Erika, atteinte depuis peu d’amnésie et de Samuel et de sa « communauté ».

Difficile au départ d’ouvrir autant de tiroirs pour une seule et même histoire qui débute. Difficile de faire le lien entre tout cela. On peut se demander si un scénario plus simple n’aurait pas aidé au récit en lui-même !
Le dessin est correct, parfois un peu figé mais quelques situations graphiquement très réussies vont marquer notre mémoire visuelle et vont faire que nous n’oublierons pas cet album. (Jean)

16:19 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : secte, vision, minnesota, espionnage |  Facebook |

Box : Tome 2 : Miracles : Auteurs : Alain Mounier : Edition : Bamboo (Grand angle)

box2box2aAnton Dawson, par simple déduction, va retrouver la trace d’Erika. Elle est là-bas, perdue dans les neiges de Chester Hills, pas loin de la route 34. Anton fait donc également connaissance avec « La communauté » dirigée par Samuel.
Dans un même temps, dans le comté de Fraser, état du Minnesota, deux hommes visiblement sous l’empire de drogues et fiévreux et trimballant un mystérieux paquet, se sont réfugiés dans une maison devant lequel gît un adjoint du shérif local. Malheureusement, force est de constater que ce n’est pas BOX ! Cette boite n’était qu’un container rempli de gaz cyanogène, en quantité suffisante pour effacer toute vie par exemple dans un grand gymnase.

Une nouvelle fois, Erika va avoir une de ses visions prémonitoires sanglantes dans laquelle un grand nombre de membres de la communauté perdra la vie.C’est pourtant grâce à elle et à un pouvoir qu’elle ne soupçonnait pas qu’elle va réussir à faire mentir sa vision. Par la même occasion, elle va recouvrer la mémoire et emmener la jeune Alyssa loin de l’endroit du drame.
Deux officiers spetsnaz sont également sur le coup et vont retrouver Samuel qui avait disparu dans la nature après l’épisode dramatique de la communauté.
Le problème, c’est que personne ne sait encore où est la Box et surtout ce qu’elle contient !

Deuxième tome de cette série prévue en trois. J’avoue avoir un peu de mal à suivre correctement l’histoire car le scénario est parfois fait de raccourcis et de soubresauts narratifs compliqués. Il faut s’accrocher ferme !
On s’aperçoit néanmoins que Mounier est un grand fan de Bruce Willis puisqu’il lui a emprunté les traits pour dessiner le colonel spetsnaz. De la même façon, il n’y a pas grand-chose à dire sur l’aspect graphisme de l’album, le tome 2 est même de meilleure facture que le premier.

Vivement le tome 3 qu’on sache enfin ce que contient cette satanée Box. (Jean)

16:16 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vision, minnesota, espionnage, secte |  Facebook |

Alix : Tome 26 : L’Ibère : Auteurs : Jacques Martin & Christophe Simon & François Maingoval & Patrick Weber : Edition : Casterman

l'bèrel'ibère246 avant Jésus-Christ, Jules César mène ses légions sur les chemins d’Hispanie. Il doit affronter deux ennemis. Tout d’abord le peuple hispanique et ceux qui le défendent mais aussi les troupes de soldats romains, restées fidèles à son ancien ennemi, le défunt Pompée, et commandées par les propres fils de ce dernier.
Alix se voit offrir par César une ferme dans la région alors qu’il ne compte absolument pas s’y établir. C’est dans ces circonstances qu’Alix va faire devoir affronter un chef Ibère célèbre dénommé Tarago. Ils sont adversaires mais cela ne les empêche pas de se vouer un respect mutuel qui va jusqu’à ce qu’Alix laisse la vie sauve à Tarago.
L’orgueil des uns et des autres, la fièvre du pouvoir, l’appétit de victoire, la vengeance et l’appât du gain seront les autres ingrédients de cette nouvelle aventure d’Alix.

Etant moi-même Verviétois, je ne pouvais pas manquer de vous rappeler que c’est bien à Verviers, en 1948, que Jacques Martin a créer le personnage d’Alix. Avec les autres personnages qui ont suivi, cela représente pas moins de près de 25 millions d’albums parus dans le monde ce qui est simplement gigantesque !

Pour saluer ces 60 ans de création, les éditions Casterman et Monsieur Jacques Martin ont mis sur pied une exposition « Alix à Verviers-60 ans de succès » qui sera accessible au public du 27 octobre au 27 janvier inclus, rue de la Chapelle, 30 à 4800 Verviers.

Juste pour le fun, je vous présente deux planches du tout premier Alix (Alix l’intrépide) paru en 1956 en comparaison avec une de ce tome 26 paru 51 ans plus tard. Qui a dit que la BD classique avait disparue ? (Jean)alix56 alix56b

08:12 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rome, cesar, pompee, hispanie |  Facebook |