18/09/2006

Les cons ça ose tout : Auteurs : Lautner – Chanoinat – Castaza : Edition : LE LOMBARD

Michel Audiard a fait dire à Fernand Naudin (joué par Lino Ventura), dans Les Tontons Flingueurs (1963), excellent film de Georges Lautner: "Les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît." Vous aurez compris maintenant d’où provient le titre de cette BD volontairement très caricaturale d’un certain style d’humour maintes fois décliné par MONSIEUR Michel Audiard.

Arrières-petits-fils du grand Alfonso Crapone, la légende de Chicago, Tonio, Gino et Aldo tentent de perpétuer la légende familiale à Paris. Le seul problème est que ces trois caves n’entravent absolument rien au banditisme. Et, en fait de train postal, leur grand coup sera le braquage d’un fourgon de pièces jaunes, au nez et à la barbe de la première dame de France et de son judoka ! Le milieu n’a pas fini de se marrer…Par contre, on sent bien que nos trois compères, aux commandes de cet album, eux aussi, se sont secoué les zygomatiques. Et ma foi, si on prend cet opus comme il vient, on passe un bon moment fait de premiers, deuxièmes mais parfois de trentièmes degrés ! A boire et à becqueter ! (Jean Evrard)

22:15 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Alpha : T9 : Scala : Auteurs : Jigounov & Mythic : Edition : LE LOMBARD

Coup sur coup, Harve Lawrence, un des directeurs de la CIA, a déjoué des attentats meurtriers perpétrés en divers points du globe. Ceci ne devrait pas manquer de le promouvoir à une ascension fulgurante au sein même du gouvernement.
Cependant, à chaque fois, une même mystérieuse jeune femme a été vue sur les lieux. Une certaine Scala, mercenaire aussi belle que redoutable, est en fait à la base de ces coups montés en totale complicité avec Lawrence. Le but ultime est de mettre à exécution un complot mêlant politique et narco-économie en Amérique du sud.
L’agent Alpha et son équipière Sheena sont là pour mettre un gros grain de sable dans cette mécanique pourtant apparemment bien huilée et préméditée.

Un scénario de Mythic en béton armé, digne des Tom Clancy et autres romanciers polito-financiers célèbres du moment associé au dessin précis et classique de Jigounov permet à cet album de conclure le diptyque commencé en 2004 par le tome 8 « Jeux de puissants ». C’est du bon et du solide !

Mon problème avec cette série, c’est qu’elle est justement trop parfaite, trop impersonnelle un peu comme un bon chanteur qui ne ferait aucune fausse note mais qui n’apporterait aucune vraie personnalité. Il est d’ailleurs intéressant de constater que tous les héros de la troisième vague sont quasi coulés dans le même moule. Beau gosse, belle gueule, belles nanas en satellite, et histoires musclées mais quand on feuillette l’album, on est incapable de dire si on l’a déjà lu ou pas. Tout se ressemble et rien ne retient réellement l’attention du lecteur. Donc, bof !

Soyez moins rigides et moins classiques, messieurs ! Il faut maintenant nous surprendre, soit par un scénario inattendu, soit par un graphisme qui frappe nos rétines ! (Jean Evrard)

21:41 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Intégrale Ric Hochet : T13 : Auteurs : Tibet & A.P.Duchâteau : Edition : LE LOMBARD

« Les jumeaux diaboliques », « Le secret d’Agatha », « L’exécuteur des ténèbres », « Le crime de l’an 2000 » sont les quatre aventures de Ric Hochet contenus dans cet intégrale tome 13. Pas de grandes surprises avec cet album mise à part les quatre ou cinq premières pages qui reprennent quelques documents d’époque.

A propos, qui peut me dire de qui est l’empreinte digitale qui scande les 4 aventures dans l’album ? (Jean Evrard)

20:57 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Histoire couleur terre : Tome 1 : Auteur : Kim Dong-Hwa / Edition : Casterman-Ecritures

Il s’agit d’un récit subtil, sensible et particulièrement attachant : les émois amoureux de deux femmes – une mère et sa fille – au fil d’une existence toute simple marqué par les flux et les reflux du sentiment amoureux. La mère est veuve et exploite un petit restaurant dans un village rural de la Corée profonde. Les deux femmes vivent seules, et doivent souvent affronter les ragots que le qu’en-dira-t-on fait circuler sur le compte de la mère, que son veuvage est censé rendre “disponible”. Et de fait, celle-ci se comporte en femme libre. C’est cette liberté sensuelle et complice qu’elle saura partager avec sa fille, en toute simplicité, instituant entre elles une connivence profonde et généreuse.

Je ne pouvais pas dire mieux que ce résumé made in « Casterman » ! Par contre, je tiens à souligner absolument le plaisir que j’ai eu à parcourir cet album, et ce, pour plusieurs raisons.
Tout d’abord, parce que ce monsieur Dong-hwa sait vraiment bien dessiné et il suffit de tourner une seule page et on découvre une aquarelle mignonne à souhait aux traits très fins et subtils. Ensuite parce que je suis séduit par le mariage étrange entre un dessin très fouillé au niveau des décors et un dessin très apuré pour les personnages, enfin, bien que ce qui se raconte ne mange pas de pain, mais c’est la vie, simple et tranquille comme une rivière qui coule.
Il est vrai que cette histoire plaira plus aux petites filles et à leurs mamans romantiques qu’à nos bouillants petits mecs en attente de bagarre et de monstres en tout genre.
Un seul regret, c’est la superposition de certains phylactères sur le décor rendant leurs lectures difficiles.(Jean Evrard)

20:04 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les coeurs boudinés T2 Auteurs Krassinsky /Edition : DARGAUD

Le sous-titre de l’album est « Trois récits croustillants de femmes (et d’hommes) à savourer ». Je suis tout à fait d’accord sur cette phrase.

Krassinski nous offrent encore quelques beaux abrutis à sacrifier sur l’autel du snobisme du « paraître ». La mode, la « tendance » nous dictent ce qui est bien et ce qui est mal. Ici, ce sont les rondeurs féminines qui sont pointées du doigt mais on perçoit bien que ce serait facilement transposable à d’autres tyrannies de la mode qui trouvent systématiquement ringard tout comportement qui ne se calque pas sur elle.

Bonne nouvelle pour Krassinski, certaines top-model viennent d’être interdites de défilé à la Pasarela Cibeles, le rendez-vous de mode madrilène, pour cause de BMI (Body Mass Index) trop faible (<18). Sus aux maigres !! Et quand je dis « sus », je surveille mon orthographe ! (Jean Evrard)

19:18 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L’envolée sauvage Auteurs : Galandon & Monin Edition : BAMBOO COLLECTION GRAND ANGLE

Simon est un jeune garçon à qui on donnerait 10 ans. Le problème, c’est que certains militaires aux accents étrangers seraient très heureux de lui donner aussi une belle étoile jaune à coudre sur son coeur.
Hé oui, Simon est juif et il n’est pas bon de l’être en cette période troublée de la France de 1941. Son salut sera comme bien d’autres dans la fuite où les périodes de répit alterneront avec celles du désespoir. Pourtant, où qu’il aille, la Dame blanche le suivra et ses apparitions ne semblent pas toujours annoncer de bonnes choses. Elle n’est pas rapace nocturne pour rien !

Les cinéphiles avertis auront très vite fait de constater que nous sommes bien loin du film de Caroll Balard de 1997 (« Fly away Home ») et de ses célèbres oies.
Le thème est beaucoup plus sombre ou plutôt, les thèmes, car derrière l’intolérance à la différence, l’antisémitisme, la lâcheté des subalternes et l’omnipotence des gens du pouvoir en place, il y a la souffrance de l’enfance naive prise en otage dans des affaires de grandes personnes.

Certains y voient de l’ « Oliver Twist » à la française mais il est vrai que l’époque nazi se prêtait particulièrement bien à ce coté « pauvreté opprimée et injuste ».

Servi par un Laurent Galandon au meilleur de sa forme pour le scénario, les dessins de Arno Monin sont brillants, expressifs et tendres à la fois. C’est tout à fait le genre de BD que j’apprécie car tout est beau mis à part les thèmes abordés , bien sûr ! Un maître achat et vivement la suite ! (Jean Evrard)

18:48 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Giacomo : T12 : La Fiammina : Auteurs : Dufaux & Griffo. / Edition : Glénat

Une jeune comédienne a, d'un seul coup d'épée, tué le Prince Floriano Di Gazzi lors d'un duel. Les notables sont à la recherche de la fine lame qui pourra mettre un terme à la carrière de celle que l'on appelle la Fiammina. C'est au bordel qu'ils viennent chercher Giacomo C., qui lui aussi succombera au charme de la belle et fine lame. Mais certaines révélations de dernière minute rendront les choses encore plus compliquées car peut on imaginer faire couler un sang qui est un peu le vôtre ?

Publié dans la prestigieuse collection Caractère, cette réédition est totalement magnifié par le grand format de cette série. Il permet au dessin de Griffo de démontrer toute sa puissance et à Venise d’être encore plus belle. Les couleurs sont tout simplement splendides de douceur. (Jean Evrard)

18:13 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |