07/01/2007

Outre Tombe : Tome 3 : Trois petits tours et puis s’en vont Auteurs : Léturgie & Di martino & Léturgie Edition : Vents d’Ouest

Outretombe1outre tombe 2outre tombe3

Avec le tome 1 « Maman est revenue », nous avions eu droit aux morts vivants et à leurs massacres lors de la fête d’anniversaire de Lisa qui allait pour cette occasion revoir sa maman, morte à peine deux mois auparavant. Steeve, Ed et Mary allaient par la même occasion être tenus comme responsables de tous ces meurtres et enfermés dans un asile psychiatrique avant d’être proprement jugés. Nous savions déjà que Ed semblait être devenu immortel.

Dans le tome 2 « Loup y es-tu ? », nos trois comparses, à peine évadés de leur asile, allaient tomber aux mains d’une bien étrange collectivité qui, lors de la pleine lune, avait la très facheuse tendance à se transformer en Loups Garous particulièrement affamés. Ed se faisant contaminé et devenant également un bien beau loup garou, Steeve et Mary trouveront leur salut dans la fuite vers le Canada, histoire de se faire un peu oublié des autorités américaines. Le beau Johnny les accompagnera mais il est vrai que personne ne sait encore qu’il est en fait un serial killer égorgeur.

Dans le tome 3 « Trois petits tours et puis s’en vont », on apprend qu’ils ont fondé une agence de chasse au paranormal dénommée « Beyond the graves ». Pour rappel, la série s’appelle « Outre Tombe » !! Cette fois, ils vont être amené à porter secours à un petit vieux accidenté de la route qui va les conduire à un hôpital bien étrange et bien vivant. Mais pour être bien vivant, il doit se repaître de toutes les personnes qui auront eu pitié du petit vieux. C’est l’hôpital qui est le monstre. Notre Johnny sera démasqué au cours de cette aventure et finira explosé !

Oui, la série est sympa, originale et très dynamique !
Oui, le dessin est très fluide et efficace !
Oui, les personnages sont bien campés !
Le tout est de passer au dessus de l’aspect un peu Gore de la série. Ca s’étripe joyeusement, ça hémoglobine partout, ça explose des cervelles à tour de bras et ça ampute et arrache les membres plus vite que son ombre mais bon, c’est le style de la série !
Personnellement j’attends avec impatience le prochain tome pour connaître le nouveau thème choisi (Dracula ? alien ?, meurtres à la tronçonneuse ?....) (Jean Evrard)

Lilian Cortez Tome 1 : L’enfant des étoiles Auteurs : Tackian & Miquel & Ludolullabi Edition : SOLEIL

lilian cortezL’archipel des Nusa Tempura est un système solaire composé de quatre planètes aquatiques : un véritable paradis stellaire ! Pour quelques millions de crédits, les touristes viennent chasser le dragon buffle sur Rinca ; se faire bronzer sur les plages de galets bleus de Bejawa ; ou faire la fête, en charmante compagnie, sur Kuteng. Seule Ulu Watu reste peu fréquentée, et conserve l’authenticité de ses coutumes tribales ancestrales.

Ancien baroudeur de l’espace reconverti en guide professionnel, Lilian Cortez doit escorter une délégation de moines en pèlerinage sur Ulu Watu. Mais tout bascule : cette expédition le mènera finalement aux limites de l’univers, à la recherche de la mystérieuse planète Dagon…

Tel est le résumé de Soleil.

Cet album est la caricature de ce à quoi on pense quand on parle des productions Soleil. Tout y est : Dessins immenses, couleurs flashy, absence de gaufrier classique et donc de marge, japanisation des visages avec des yeux énormes. C’est certain, cela ne serait jamais passé chez Dupuis !

Clairement, cette BD est très moderne, de son époque et particulièrement dirigé vers un public très ciblé. En ce qui me concerne, plusieurs choses me gênent.

Premièrement, le dessin est trop anguleux à mon goût même s’il faut bien reconnaître que Ludolullabi est bourré de talents. Deuxièmement, la composition des planches est tellement libérée qu’on ne sait plus où regarder pour suivre l’histoire avec paradoxalement certaines cases « gros plan » dont on a parfois du mal à savoir ce qui est réellement dessiné. Troisièmement, les couleurs sont loin d’être reposantes, on est constamment « agressé » mais il est clair que cela donne du peps au récit.....un peu trop à mon goût. Enfin, je trouve que tout cela fait qu’on ne comprend pas pourquoi l’album s’appelle « L’enfant des étoiles » car on n’en parle quasi jamais dans ce premier tome.

Petit clin d’oeil en passant : lequel des trois concepteurs de l’album a passé de très bonnes vacances à Bali ? A t-il bien surfé à Uluwatu, un des sept meilleurs spot au monde pour ce genre de sport et a t-il passé beaucoup de temps dans les losemen d’Ubud, le village des artistes ? A moins qu’il a eu l’occasion de naviguer entre les Nusa Dua, Nusa Penida et Nusa Lembongan de l’île. (Jean Evrard)

10:51 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : aquasphere, planetes, ubud, uluwatu, nusa, etoiles |  Facebook |

Lilian Cortez Tome 1 : L’enfant des étoiles Auteurs : Tackian & Miquel & Ludolullabi Edition : SOLEIL

lilian2lilian3Faites attention ! Accrochez vous au cartonné de l'album, sinon vous allez tombé dans l'univers débordant de Lilian Cortez ! Qui c'est qui a dit que c'était pas assez colorié ? (Jean Evrard)

10:48 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/01/2007

Les aventures de Boro, Reporter-Photographe : La dame de Berlin : Auteurs : Franck & Vautrin & Marc Veberi / Edition : Casterman

boroboro2Paris, 1932. À “La Closerie des Lilas”, rescapé d’un esclandre qui l’a opposé à des partisans de l’extrême droite, le jeune Blemia Borowicz, reporter-photographe, réussit à convaincre le célèbre Ettore Bugatti de lui prêter sa plus belle voiture, la Bugatti Royale. À son bord, en compagnie de l’extravagant chauffeur africain du constructeur, Scipion, il se rend d’urgence en Allemagne, à Munich. Il va s’efforcer d’y retrouver la cousine avec laquelle il a grandi et dont il demeure secrètement amoureux, Maryika Vremler, devenue de son côté l’une des nouvelles vedettes du cinéma allemand en plein essor.

Premier album de ce jeune dessinateur qu’est Marc Veber. Il s’attaque avec talent à la série crée en 1987 par deux monstres de l’écriture : Dan Franck et Jean Herman alias Jean Vautrin.

Par soucis de vous instruire, je trace ci dessous les portraits de ces deux personnages.

Ce qui frappe en premier lieu dans cet album, c’est la page de garde sur laquelle on découvre ceux qui ont participé à l’élaboration du livre.

Scénario original : Dan Franck
Direction artistique : Enki Bilal
Dessin Marc Veber
Storyboard : Nicolas Wintz
Couleurs : Damien Callixte Schmitz
Lettrage : Guy Buhry

Je ne suis pas certain que le pauvre Marc Veber ait encore le sentiment que c’est sa BD à lui !
Ceci dit, les dessins sont intéressants et agréables à regarder.

Mon problème, dans cet album, c’est que tout est lent, très lent. J’en veux pour preuve le passage de la séance de photos de Maryika qui prend quand même pas moins de 8 planches entières ! Mais bon, j’imagine que ce sera mieux quand on aura les trois volumes ensemble puisqu’il est prévu que chacun des romans de Dan Franck et de Jean Vautrin fasse l’objet d’une adaptation en trois volumes de 46 planches ! (Jean Evrard)

Les aventures de Boro, Reporter-Photographe : La dame de Berlin : Auteurs : Franck & Vautrin & Marc Veberi / Edition : Casterman

Dan Franckla dame de BerlinLA BIOGRAPHIE DE DAN FRANCK

Après des études de sociologie à l'université de la Sorbonne, et quelques petits boulots, Dan Franck se consacre, depuis plus de vingt-cinq ans, à l'écriture. Prix du premier roman en 1980, avec 'Les Calendes grecques', il est aussi l'auteur de 'Le Petit Livre de l'orchestre et de ses instruments' ou 'Les Têtes de l'art'. Dan Franck écrit aussi à quatre mains, notamment avec Jean Vautrin ('Les Aventures de Boro reporter') ou Enki Bilal ('Un siècle d'amour'). Son plus célèbre roman reste à ce jour 'La Séparation', sur la rupture amoureuse, traduit en dix-sept langues et adapté au cinéma par Christian Vincent. Outre son activité d'écrivain, Dan Franck est aussi scénariste pour le cinéma et la télévision ('Jean Moulin', réalisé par Yves Boisset, prix du meilleur scénario de film de télévision au FIPA 2002).

Voici quelques unes de ses citations percutantes :

« Je n'aime pas le dimanche, jour du Seigneur, mais j'aime le mercredi, jour des enfants. »
[ Dan Franck ] - Extrait d'une interview dans Libération - 25 Mars 2000

« Le spectacle dominical qui me fait le plus marrer, c'est la sortie des églises après la messe. »
[ Dan Franck ] - Extrait d'une interview dans Libération - 25 Mars 2000

« Qui vole est un voleur. Sauf quand il a faim. Qui tue est un assassin. Sauf quand il sauve le monde. Les terroristes, voleurs d'idéologies, n'ont jamais sauvé personne. »

" Un monde sans art serait aveugle à lui-même. Il serait enfermé entre les bornes de règles simplistes. C’est pourquoi, quand ils s’installent, les totalitarismes censurent, interdisent et brûlent. Ainsi crèvent-ils le regard de la pensée, du rêve, de la mémoire et de l’expression des différences. La terre d’où naissent les artistes."

Je vous livre également la couverture du roman "La dame de Berlin" car on comprend mieux pourquoi on retrouve le nom d'Enki Bilal dans la BD actuelle ! (Jean Evrard)

13:57 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bilal, berlin, jean moulin, vautrin |  Facebook |

Les aventures de Boro, Reporter-Photographe : La dame de Berlin : Auteurs : Franck & Vautrin & Marc Veberi / Edition : Casterman

jean VautrinJean Herman, connu comme écrivain sous le pseudo de Vautrin, se destinait, depuis son adolescence auxerroise, à la photo. Un mariage de jeunesse l'entraîne jusqu'en Inde où il rencontre Roberto Rossellini : c'est le premier grand tournant de sa vie. Il devient l'assistant du maître italien durant un an.

De retour à Paris, sa rencontre avec Queneau se révèle déterminante : il en adapte " Le Dimanche de la Vie " et réalise ainsi son premier long métrage de cinéma avec Danielle Darieux et Jean Rochefort.
Dans la foulée, il " monte " un sacré coup avec Bronson et Delon et tourne un des succès commerciaux les plus importants de la décennie " Adieu l'Ami ". Sur la lancée, il réalise " Jeff ", toujours avec Delon, jusqu'à " Popsy Pop ", avec Claudia Cardinale, dont le tournage au Venezuela est un enfer et le dégoûte de la réalisation.

Avec l'arrivée au monde de Julien, enfant " différent ", la vie de Jean Herman et de sa femme, la comédienne Anne Doat, change d'un seul coup : il se met à écrire pour vivre et, après sa rencontre avec Audiard, devient Jean Vautrin, qui crée la Série Noire, relance le polar en France, crée, avec Dan Franck, " Boro, Reporter Photographe " dans la lignée des grands feuilletons du XXème siècle.
En 1987, il obtient, il obtient, entre autres Prix, le Goncourt pour " Un grand pas vers le Bon Dieu ". Avec l'argent du Goncourt, il crée le Centre Oriane, à Barjols, dans le Var, pour accueillir une vingtaine d'enfants autistes dans une approche moderne, non psychanalytique, de cette maladie.

Très sollicité par le cinéma en tant qu'auteur, il sera aussi le scénariste inspiré de " Garde à Vue " qui lui apportera un César.

Après un court détour par la politique, il consacre aujourd'hui sa vie, en Gironde, à l'écriture, la photographie, et au combat contre l'autisme.

Quand Dan Franck, le co-auteur des " Boro " vient le rejoindre à Bègles, on assiste à une étrange séance de travail à deux têtes et quatre mains, qui nous livre quelques uns des secrets de cet exercice de création incroyable, rare dans la littérature française: faufilage imperceptible d'intelligence, de culture, d'imagination et d'humour. Mais c'est dans les campagnes profondes des landes girondines, où il nous entraîne, que Jean Vautrin va nous dévoiler le secret et le drame qui sont au fond de sa vie : il nous fait visiter cette église perdue où, un jour, il amena Julien. Il nous y conte la vision d'horreur que le jeune autiste y perçut... Vision éclaircie quelques semaines plus tard, lorsqu'ils apprirent qu'un massacre avait eu lieu, ici, durant les guerres de religion. L'autisme de Julien était dangereusement clairvoyant !

Mister President : Tome 3 : Time Machine Auteurs : CLARKE Edition : LOMBARD

mister presidentmister2Je vous l’ai déjà dit pour les deux premiers tomes, cette série est totalement jubilatoire ! Pour paraphraser Gad Elmaleh avec ses sushis, J’adôôôôôôôre Mister President !!

Pourquoi ? Tout d’abord parce que le dessin est clair, limpide et fabuleusement efficace. Mais c’est surtout au niveau de l’originalité des scénarii qu’il faut le décorer, ce Clarke là !

C’est totalement génial d’utiliser l’absurdité de ce président de BD pour dénoncer les absurdités du vrai (hélas !) président actuel et de cette société américaine qui est quand même, extrêmement riche en situations bizarroïdes ! Et en plus, on apprend des choses tout en s’amusant ! Que voulez-vous de plus !

L’air de rien, il y a un grand travail de documentation là-dessous qui permet de donner du corps aux propos dénoncés. C’est du pur bonheur ! Courrez l’acheter, bon sang ! (Jean Evrard)