05/05/2007

Intox T4 : Contre-enquêtes Auteurs : Gilles Chaillet & Olivier Mangin Edition : Glénat

intox4intox4aLéa a en sa possession le film sur le camp désaffecté qui aurait hébergé les ados refoulés des villages de l’espoir mais aussi sur les occupants de l’hélico qui a tenté de les empêcher de prendre ces images. Miller, alias Ortega, y apparaît clairement et est donc en très vilaine posture car la mafia sicilienne, en la personne de Don Cesare, lui en veut !

Tout cela est très louche. Que diable y a t’il derrière tout cette organisation, quel est le but final de cette opération à ce point importante qu’elle implique tout autant Miller, que la mafia et que cet étrange de Saint Algan, directeur de cabinet du ministre de l’intérieur ? Cela doit être un truc énorme et diabolique.
Léa finira d’ailleurs par être prise en otage par Miller, alias Ortega, qui lui avouera également avoir bien connu son frère Ludovic, disparu sans nouvelles depuis de nombreuses années !

Un dessin très clair, des décors aérés, des paysages magnifiquement bien rendus et une mise en couleur très réussie procurent à cette série un réel plaisir de lecture. Pas de doute, Mangin sait dessiner et très bien ! Le scénario est intéressant car évoluant sur plusieurs plans mais malheureusement, un peu trop lentement à mon goût ! Je sais qu’il faut pouvoir garder le suspense mais à ce rythme là, on est parti pour facilement 10 albums !
Vous me direz que si on est impatient de savoir, c’est que l’intrigue est bonne et je dois admettre que dans ce cas précis, ce n’est pas faux ! (Jean)

13:01 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/05/2007

Le cercle de Minsk : T2 : Il étaient cinq soldats..: Auteurs : Frank Giroud & Jean-Marc Stalner Edition : Albin Michel

cercle1cercle2cercle3Pour rappel, dans le tome 1 (Le maillon perdu), Iannis Klinkert apprend en pleine Amazonie brésilienne que ses parents viennent de mourir dans un accident de voiture. Au milieu des affaires qu’il va récupérer en héritage, il va découvrir un morceau d’étoffe sur laquelle est dessiné le Shin, la vingt-et-unième lettre de l’alphabet Hébreu. Ce morceau d’étoffe semble être un fragment de l’étole de Caïphe, tissée pour le grand prêtre de Jérusalem, à l’époque du Christ. Cependant, certains hommes d’origine allemande semblent très intéressés par cette découverte et surtout bien convaincus de ne pas laisser le soin à Iannis de remonter le fil de l’énigme qui le lie à ce Shin. Meurtres, violences physiques sur lui mais aussi sur sa soeur seront autant d’intimidation afin de détourner Iannis de son enquête. Il va même se faire kidnapper par quelqu’un qui se dit être son vrai père et qui l’appelle Thomas et non pas Iannis.

Dans le tome 2, Iannis, alias Thomas, va donc rencontrer Rudi Harfeld, son véritable père. Il va ainsi comprendre l’histoire de cette étole et du Shin. Ils étaient cinq soldats de l’armée Rouge qui luttaient contre le nazisme. Au printemps 1945, ils vont tomber sur un fabuleux trésor de guerre abandonné par la Wehrmacht en déroute. Cette fortune donnera naissance au cercle de Minsk, organisation secrète dont le but est de créer la République idéale.

Le cercle ne peut agir que si les cinq membres historiques, ou leur descendance, peuvent se réunir. Mais qui donc essaie d’éliminer implacablement Iannis, l’héritier Klinkert, et à quelle fin ?

Un fils qui s’enfuit du cocoon parental, un trésor en héritage provenant de la guerre 40-45, des méchants violents qui s’en prennent à tout le monde pour empêcher le héros d’arriver à ses fins, un nouveau père qui débarque, le tout sur fond d’Amazonie, de Brésil et un peu d’Allemagne, voici en vrac, les ingrédients de cette série.

Le coup du trésor trouvé n’est pas très original mais le développement de cette idée et le concept du cercle rend la suite un peu plus intéressante.
Le tout est évidemment bien rendu par le dessin de Stalner qui me fait penser parfois à celui de Pierre Vern (la maison du temps qui passe). Cette série est prévue en cinq albums, donc à suivre !(Jean)

Les gosses : tome 13 : Trop la classe Auteurs : CARABAL Edition : DUPUIS

gosses1gosses2Les bêtises des gosses mais aussi des parents sont encore une fois dépeintes par Carabal. Succession de mises en situation, cet album reprend les grands classiques de la vie familiale de tous les jours.

J’ai déjà exprimé mon grand bof pour la série mais j’avoue que lire une histoire de temps en temps, cela peut distraire. Je reconnais toutefois le talent du dessinateur qui arrive en très peu de traits à rendre parfaitement les sentiments des héros. Idéal pour des lieux de passage genre salle d’attente, toilettes etc...mais indigeste en lecture continue (Jean)

09:06 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : famille, enfants, gosses, adolescent |  Facebook |

Mélusine : T15 : L’apprentie sorcière : Auteurs : Clarke et Gilson Edition : DUPUIS

melusine1melusine2Toujours l’adolescence et sa période tourmentée mais cette fois à la sauce sorcière !

En effet, Mélusine a une soeur un peu potelée et gourmande qui s’appelle Pirouline et notre Pirouline, figurez vous qu’elle a une fille Malicella d’à peine 112 ans soit le bel âge quand on est une sorcière. Mal élevée, chiantissime, constamment en révolte, contente de rien et irritée par tout, égocentrique à souhait en un mot .....une adolescente....sorcière mais adolescente !

Amusant et gentil mais sans plus avec un graphisme maintes fois commenté et apprécié.(Jean)

07:45 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sorciere, adolescente |  Facebook |

Ado Stars : T1 : Presque célèbres : Auteurs : Bercovici & Noblet Edition : DUPUIS

ado1ado2Aaah ! L’adolescence : Période tourmentée, faite de recherche de soi, de révolte, de tentative d’identification à des héros si possible les plus éloignés des personnages de la famille. Alors, vous pensez bien, être célèbre et adulé par une foule en délire, être riche à ne plus pouvoir compter son argent, être enfin compris, que demandez de plus ?

C’est tout le propos de cette nouvelle série de Bercovici chez Dupuis. Il faut reconnaître qu’il travaille beaucoup, vite et bien, le bougre. Cependant, même si au total, à la fin du livre, on se dit : « Bof, c’était sympa », il faudra quand même veiller à ce que les idées à développer soient un peu plus consistantes car comme disait Jean Gabin, ce qui fait la qualité d’un film, c’est trois choses : un bon scénario, un bon scénario et un bon scénario ! (Jean)

01/05/2007

La cuisine du diable : T2 : Le festin des monstres : Auteurs : Karl.T & Marie Edition : Vents d’Ouest - Turbulences

cuisine1cuisine2cuisine3Un petit rappel :

Tome 1 : Le déjeuner des ogres :

Nous sommes à New york en 1931. Anthony est un gamin de 13 ans vivant au plein coeur de Manhattan, dans le quartier « Little Italy ». Il va assister sous ses yeux au mitraillage de la boulangerie de ses parents et au meurtres de ces derniers. La guerre des gangs fait régner la rage et la terreur sur toute la ville. Une guerre entre « l’Ogre », le mafioso qui règne sur le quartier et « Double B » qui préside à la construction de l’Empire State Building. Corruption, prohibition, vices, sexe et perversion, assassinats sont les ingrédients de cette vie dangereuse de cette période de la vie américaine. Pourtant du haut de ses treize ans, Anthony va mener la danse pour tout ce petit monde.

Tome 2 : Le festin des monstres

Anthony veut de plus en plus diriger son destin et va même proposer des alliances avec les trafiquants d’alcool, les fameux bootleggers. Mais a t-il réellement les épaules assez larges pour vivre dans cette jungle faites d’une brutalité et d’une sauvagerie sans nom. Combien de coups de feu tirés, combien de morts innocentes, tout cela pour des crapules qui ne respectent rien et salissent tout sur leurs passages.

Cette série est d’un réalisme saisissant décrivant sans voile cette terrible page de l’histoire américaine. L’exploitation de la misère des uns pour le plus grand profit des autres au mépris du respect de la vie, c’est bien cela qui fut à la base des évènements les plus sanglants de Manhattan des années 30. On peut se plaindre de notre époque mais il faut bien reconnaître qu’il y en a eu des pires.

J’aimerais souligner la qualité des deux couvertures tant pour leurs graphismes et leurs couleurs que pour l’aspect mat.

Bref, une bonne série historico-romancée !(Jean)

Péma Ling : T3 : Yamantaka, seigneur de la mort : Auteurs : Georges Bess / Edition : DUPUIS (Repérages)

Pema1pema2pema3pema4pema5L’histoire mérite un petit résumé :

Péma Ling est une petite fille Tibétaine rescapée d’un massacre familial et sauvé par son difforme oncle Sonam.

Dans le premier tome (De larme et de sang), on apprend qu’elle va être confiée à son autre oncle Jigme Dorji qui est moine dans la Gompa d’Amtcho. On fera croire à tous qu’elle est un petit garçon nommé Tilén afin qu’elle puisse être acceptée au sein de la communauté des moines. On apprendra également les circonstances du massacre de toute sa famille par ceux dont se moquait ouvertement Tsanga, le père de Péma Ling.

Dans le deuxième tome (Les guerriers de l'éveil), Péma Ling deviendra une disciple d’un vieil ami de son oncle, le très vénérable Amchi Yéshi Donden, qui possède la connaissance de la médecine et des plantes qui guérissent. Elle n’acceptera cette fonction qu’à condition de suivre parallèlement l’enseignement du Sengueï Ngaro, cet art martial très efficace pratiqué normalement uniquement par les moines. Elle y démontrera un talent extraordinaire qui la conduira malheureusement à porter un geste nuisible vis à vis d’un de ses condisciples. On apprendra la cupidité et la malhonnêteté de l’intendant Tseundup au coté du grand Lama Jamyang Cheppa, vieux de 92 ans. A sa mort, la répudiation de Tseundup par ses pairs va entraîner le soulèvement des troupes chinoises et le massacre et la destruction sauvage du monastère et de la Gompa.

Dans le troisième tome (Yamantaka, seigneur de la mort), Péma Ling tentera en vain d’intervenir dans la furie chinoise mais devant les forces en présence, sera contraint elle aussi à une fuite dans les montagnes froides et enneigées. A deux doigts d’être gelée sur pieds, elle va être capturée par une bande de brigands qui vont l’amener de force à rencontrer quelqu’un qu’elle croyait pourtant perdu à jamais. Tout sera ensuite une question de philosophie, de respect et d’introspection personnelle profonde.

Assurément un maître achat pour tout qui aime se plonger dans la réflexion personnelle et les grands principes tibétains qui nous forcent à analyser notre vraie nature en apprenant à respecter les autres et à contrôler nos pulsions animales. J’en veux pour preuve le message de la dernière page du tome 3 et cette métaphore de la main qui devrait faire réfléchir beaucoup d’entre nous.

Le dessin de Bess est empreint d’une grande maîtrise et possède une grande force d’illustration. On sent bien que l’auteur se veut aussi être le porte parole d’une certaine philosophie de vie et pas uniquement un simple conteur d’histoire.

La seule difficulté avec cette série, ce sont les termes employés et les différents noms utilisés tant pour les héros que pour les lieux ou situations. On se doit d’être un peu initiés avant ou alors, il faut être très attentifs lors de la lecture de ces albums. Cela reste une très belle saga dont le recoupage des scénarii nous laisse espérer encore pas mal de développements intéressants. (Jean)