30/11/2007

Samurai : T3 : Le treizième Prophète : Auteurs : Di giorgio & Genêt Edition : Soleil

samuraisamurai2Takeo, le samuraï, vient de gagner son combat contre un des guerriers du clan d’Akuma.
Assistant aux abutions du samuraï, un moine remarque le tatouage que Takeo porte sur l’épaule droite. Sa surprise est grande, car la dernière fois qu’il a vu ce tatouage, c’était sur l’île sans nom. En chemin pour cette île, et toujours accompagné de Shiro et de Dogen, Takeo va apprendre la légende du treizième prophète, qui serait encore vivant, attendant d’être réveillé par le sang sacré. Il apprend également qu’Akuma croit fermement à cette légende.
Cette petite troupe va lentement progresser malgré la menace des Sœurs de l’ombre. De son côté, le seigneur Akuma se vente d’être désigné par le treizième prophète afin de libérer son peuple de l’esclavage imposé par l’empereur. Il va ainsi lever une armée et marcher vers les portes du palais impérial. Akuma est persuadé que Natzumi est la réincarnation du sang sacré, permettant le réveil du treizième prophète.

Les dessins de Frédéric Genêt sont de plus en plus spectaculaires, tout comme d’ailleurs sa mise en page utilisant avec intelligence, à plusieurs reprises, toute la surface de deux planches mitoyennes pour nous dépeindre des paysages majestueux.
Un seul regret, c’est que quand il veut ajouter une touche humoristique à son histoire, son dessin devient assez rapidement un peu ridicule et hors contexte.

Terminons en mettant une très bonne note pour la couverture qui donne à l’album un pouvoir attractif indéniable.

En un mot : chapeau bas Monsieur Genêt ! Je ne m’étais donc pas trompé quand je vous avais décrit comme un futur grand de la bande dessinée ! C’était il y a de cela à peine deux ans.(Jean)

08:09 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, samurai |  Facebook |

Les allumeuses : Auteurs : Maingoval & Cha Edition : Casterman

allumeusesallumeuses2Charlene et Olivia sont deux jeunes rebelles écorchées vives, tentant de survivre dans un Paris sans pitié, où l’argent règne en maître et dirige tout.
Leurs dégaines trash et punk vont les faire repérer par un producteur d’émissions de téléréalité : « La Pop Academy ». Leurs attitudes déjantées, ordurières et provocatrices vont curieusement totalement dynamiser l’audience de l’émission et les transformer très rapidement en véritables égéries de toute une génération. Elles vont influencer les jeunes dans leurs comportements mais également dans leurs dépenses. Leur côté « no limit » va bientôt devenir ingérables, d’autant plus que le roi dollar va continuer à mener la danse. Tout cela ne peut qu’aboutir au drame.

A une époque où la 7ème édition de la Star Academy déchaîne encore les passions d’un grand nombre, Cha , la plus punk des auteurs de bande dessinée, nous propose ici un album qui pourrait paraître futile et léger. Néanmoins, si on se prête à la réflexion, elle nous démontre bien le caractère pervers des émissions de téléréalité. Elle souligne à quel point il est facile de manipuler les foules, elle dénonce les vrais enjeux financiers de ces prestations musicales et tente de faire comprendre à quel point le pouvoir que donne la foule à des inconnus peut être destructeur.

Il faut quand même reconnaître qu’il est assez surprenant de savoir que Maingoval, le scénariste de cet album, travaille depuis 2005 au côté de Jacques Martin sur les scénarii d’Alix et d’Orion. Nous sommes bien ici dans un tout autre monde mais le bonheur n’est-il pas dans l’éclectisme ? (Jean)

08:00 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : star academy, rock, argent, tele realite |  Facebook |

Le manoir des murmures : T1 : Sarah : Auteurs : Munoz & Tirso & Montes Edition : Les humanoïdes associés

manoirmanoir2République Socialiste Tchèque, 1949.

Une femme médecin, du nom Dagma, semble mettre toute son énergie à s’occuper d’une petite Sarah. Sarah se souvient que ses parents et sa sœur ont été tués par le monstre. En fait, Dagma va expliquer à Sarah que ses parents n’ont pas été tués par un monstre mais bien par un virus créé par la résistance nazi, capable de rendre fou ceux qui en sont infectés et capable donc de les transformer en monstre.

Très vite pendant la nuit, Sarah va se rendre compte d’un va et vient bien étrange autour du bâtiment qu’on lui a expliqué être un hôpital. C’est également pendant la nuit que Sarah va faire la connaissance avec Milos, jeune enfant de son âge, qui lui fera alors rencontrer Jan et Marketa. Dès son entrée, Marketa va lui souhaiter bienvenue au manoir des murmures. Profitant également de la nuit, une voix va s’élever dans la chambre de Sarah, l’invitant à une promenade particulière afin de lui expliquer la vraie vérité. Elle fera ainsi la rencontre avec des monstres qui n’auront de cesse de la convaincre qu’elle est des leurs, tout comme Milos, Jan et Marketa. Ceux-ci vont d’ailleurs laisser exprimer certains de leurs pouvoirs surnaturels.

L’histoire débute, le décor est planté, le mystère commence à s’étoffer, bref, il s’agit là bien d’un album d’amorce. Un seul regret, les couleurs sont tellement sombres sur certaines planches qu’il faut vraiment se mettre sous une lumière vive pour pouvoir décrypter le talent graphique de Tirso. A noter qu’à la fin de l’album, il nous est donné la possibilité de parcourir un portfolio aux dessins étonnants. A suivre bien évidemment. (Jean)

Face contre ciel : Auteurs : Ozanam & Bandini Edition : Casterman

faceface2Busaras est un vieux fou qui tente de survivre tel un ermite dans ses montagnes.Il se nourrit de sa chasse ou du moins plutôt, il essaye puisque régulièrement ses pires ennemis, à savoir les oiseaux, arrivent plus vite sur les proies que lui.Il se décide alors à construire un épouvantail au pied duquel un piège infaillible va capturer les vilains volatiles. Ceux-ci seront alors soumis à la folie du vieillard, qui va les torturer avec une cruauté sans nom.
Il est vrai que Busaras revit les affres de la guerre, au temps où il était un militaire gradé, avec l’obsession et la croyance que certains de ses camarades sont morts par la faute des oiseaux.
Emporté par sa folie, Busaras fera une chute mortelle et dans le même temps, le vieil épouvantail prendra vie, devenant ainsi l’autre Busaras. Ce dernier revêtu de la peau du premier Busaras va alors être confronté à la ville, à ses dangers et à ses personnages à la fois charmeurs et ambigus.

Face contre Ciel est en fait la première bande dessinée de Bandini et pour un premier coup d’essai, c’est plutôt réussi. Il offre avec l’aide d’Antoine Ozanam une œuvre torturée, aux dessins écorchés, schizophréniques, fantastiques, qui rappellent pour certains l’univers d’un certain Giacometti.

Cette bande dessinée n’est certainement pas à mettre dans toutes les mains mais m’a personnellement envoûtée surtout par le côté très libre du trait de Bandini.(Jean)

07:46 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : folie, guerre, oiseaux, epouvantail |  Facebook |

Captain Biceps : Tome 4 : L’inoxydable : Auteurs : Zep & Tebo Edition : Glénat

captaincaptain24ème album d’un super héros pas comme les autres, confronté à devoir sauver le monde face à des menaces pour le moins variées et surprenantes. Il lui faut bien du talent et de l’inventivité pour vaincre les Canarizilla, Atomik mémé, ou encore les Combustion man.
On a même droit à une intervention du grand maître Gotlib, qui se prête totalement au jeu de notre Captain Biceps.

La folie et l’inventivité de Zep ont encore frappé, ce garçon est définitivement fou. Mais, quelle géniale folie, il y a un brin de Geluk dans cet esprit malade qui permet à cet album de regorger d’humour subtil et trash à la fois.

En un mot, j’adore même si je dois reconnaître que j’ai parfois du mal avec la mise en page assez peu conformiste.(Jean)

26/11/2007

La rage au poing : Auteurs : Crippa & Ponticelli Edition : Casterman

ragerage2Nous sommes au Brésil, quelque part au milieu d’une favela parmi tant d’autres.Paulinho est un gamin chétif qui vit dans le trou du cul du monde, là où survivre a plus de sens que de vivre.
Coincé entre la drogue, les dealers et sa propre mère qui se prostitue pour essayer de faire manger ses trois autres frères et sœurs, sa vie est encore rendue moins facile de par son handicap. En effet, il est manchot de la main droite. Il vole tout ce qui peut se voler, vend tout ce qu’il peut vendre, baise tous ceux qu’il peut baiser et risque sa vie pratiquement tous les jours. Son seul ami s’appelle Pelé. C’est un vrai tueur sur quatre pattes, un chien qui lui aussi n’a qu’une ambition dans la vie : survivre.
Il va quitter Félicidad et se retrouver dans la grande ville. Sa rencontre avec le borgne va lui permettre dans un premier temps d’exorciser ses peines mais surtout sa haine. Il va pouvoir canaliser son énergie dans le vale-tudo, mélange de box thaïlandaise, de lutte traditionnelle et de ju-juitsu. Mais là encore, le monde est-il réellement comme il apparaît.

Cette bande dessinée est tout à fait envoûtante. En plus du titre, tout exprime la rage, le dessin est explosif, la violence omniprésente, les couleurs parfois agressives. Tout ceci est magnifiquement sordide, parfaitement bien rendu par un graphisme utilisant une variété impressionnante de plans de vue, tout en gardant une justesse des traits remarquable.

Alberto Ponticelli a gagné ses lettres de noblesse en se frottant aux plus grands des Comics américains. Il a été un des rénovateurs de chez Marvell et en a conservé le goût de l’extravagant et du dessin nerveux et dynamique dont cet album « La rage au poing » en est un exemple très réussi.(Jean)

La légende de la mort : Livre 1: Auteurs : Babonneau & Quaresma & Anatole le Braz Edition : Soleil

légendelegende2« Anatole Le Braz (1859 – 1926) reste sans doute de tous les écrivains bretons sans exception, celui qui a le plus intimement pénétré tous les secrets de l’âme bretonne ».

C’est en s’inspirant de l’œuvre de Le Braz que Christophe Babonneau nous livre ici trois histoires, qui toutes tournent autour du mystère de la mort et de l’au-delà.

Le dessin est rond, clair, limpide, rehaussé par des couleurs particulièrement soignées d’Antoine Quaresma. L’encre de ces histoires est celle des légendes de la Bretagne profonde, qui gardent tous leurs mystères et leurs pouvoirs enchanteurs.

En résumé, très belle surprise que nous offre ici les productions de chez « Soleil ».(Jean)

07:51 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bretagne, ankou, mort, legendes |  Facebook |