26/09/2007

Gloria : Auteure : Marianne Maury Kaufmann / Edition : Jean-Claude Gawsewitch

GLORIAUne petite incursion dans ce monde d'hommes pour vous présenter le premier album de Marianne Maury Kaufmann, une architecte passionnée par la peinture et le dessin qui décrit avec énormément d'humour et de justesse le quotidien d'une femme urbaine et moderne, célibataire et active. Déjà présente en tant qu'illustratrice dans Gaël, Marianne vient de se voir ouvrir les colonnes de Madame Figaro suite à la publication de ce très réussi premier album.
Nicky Depasse

  MARIANNE MAURY KAUFMANN - Nicky Depasse


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22:22 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La montagne magique : Auteurs : Jirô Taniguchi / Edition : Casterman

la montagne magiquela montagne magique2Ken’ichi, 11 ans, orphelin déjà de père, est très inquiet et angoissé. Pourtant, il passe l’été dans cette petite ville provinciale de Tottori, en compagnie de sa petite sœur et de ses grands-parents. Il a peur pour sa maman, celle-ci vient d’être emmenée à l’hôpital pour une grave maladie. Sachant à peine supporter l’anxiété générée par la situation maternelle, il passe ses journées à se balader dans les ruines du château perché sur la montagne de Tottori.

Les adultes racontent bien des choses sur les souterrains qui parcourent cette montagne, des choses mystérieuses et à la fois inquiétantes et effrayantes. Pourtant, au décours d’une de ces ballades, déambulant dans les allées d’un musée local, il va rentrer en contact par télépathie avec une grande salamandre. Celle-ci lui annonce qu’elle est emprisonnée depuis dix ans et qu’elle est folle de joie d’avoir trouvé le cœur pur capable de pouvoir communiquer avec elle, et surtout capable de pouvoir lui redonner la liberté.
Cette salamandre va alors établir un pacte avec l’enfant, lui promettant d’échanger sa liberté contre la réalisation de n’importe lequel de ses vœux.Malgré la peur générée par toute cette situation, Ken’ichi va se lancer dans l’aventure car bien entendu son vœu c’est de sauver et de guérir sa maman.

Il est de nos jours extrêmement difficile de réaliser une bande dessinée, sans sexe, sans violence, sans corruption et sans futur apocalyptique. Pourtant, toute l’œuvre de Taniguchi repose sur la sensibilité et l’humanisme.

L’enfance sert très souvent de miroir au monde de l’adulte, avec un mélange subtil de surnaturel et d’introspection personnelle, le tout aboutissant à des histoires à la fois mélancoliques et pleine d’espoir.

On ressent un sentiment de bien être après avoir lu une bande dessinée de Taniguchi, une sorte d’apaisement intérieur, même si certaines histoires poussent le lecteur à une réflexion extrêmement personnelle.
Bien que réputé comme étant un des auteurs de Manga, Taniguchi est probablement l’auteur qui dévoile le plus ses influences européennes tant dans le dessin que dans le film narratif. Des influences comme Moebius, Bilal, Crespin, et j’ajouterais peut être Leo se ressentent tout au long de ses albums.

Je vous recommande de lire avec intérêt l’interview du maître par Stéphane et Muriel Barbery, réalisé à Tokyo en avril 2007, que vous trouverez à la fin de l’album. Cette interview nous fait mieux comprendre la profondeur du personnage et explique peut être pourquoi on se sent bien quand on tourne la dernière page d’un album de Taniguchi.

En résumé, vous avez bien de la chance de ne pas encore avoir lu cet album, quant à moi, j’attends avec impatience la prochaine production du maître en la matière.(Jean)

07:48 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, salamandre, montagne, magie |  Facebook |

Le petit Spirou : T13 Fais de beaux rêves ! Auteurs : Tome & Janry / Edition : DUPUIS

petit spiroupetit spirou2Série désormais culte chez Dupuis, le petit Spirou est indiscutablement la série que beaucoup de jeunes attendent. Tom et Janry ont l’habitude de
nous présenter une série de gags à la fois coquin, irrévérencieux, toujours de bon goût, aidé en cela par un des dessins les plus expressifs de toute la bande dessinée moderne.
Les personnages principaux y sont désormais célèbres, Monsieur Mégot, l’abbé Langelius, grand papy et grand mamy, sans compter la très sexy mademoiselle Chiffre.

Tom et Janry nous ont habitué à faire évoluer tout ce petit monde au sein d’aventure les plus drôles les unes que les autres.
Cependant, à la lecture de ce tome 13, j’ai l’impression que plusieurs gags sont un peu plus lourds que d’habitude, tellement lourds qu’ils n’en deviennent plus particulièrement drôles.

J’ai tellement d’affection pour la série que je leur pardonne ce petit moment de faiblesse, ne doutant pas un seul instant de leur capacité de rebondir et cette fois encore plus haut que précédemment.

Faut-il l’acheter ? Bien sûr, car cela reste une des meilleures séries jeunesse du moment.(Jean)

07:43 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Yakari : T33 : Le marais de la peur : Auteurs : Derib & Job / Edition : Le Lombard

yakariyakari2Encore une fois, les animaux de la forêt ou plutôt d’un petit marais vont venir demander de l’aide à Yakari. Il est vrai qu’il est le seul petit garçon qui parle leur langue.
Ils sont tous effrayés car il est à noter plusieurs disparitions tragiques autour de ce marais.
Sur le dos de Petit Tonnerre, Yakari, n’écoutant que son courage, va rejoindre les lieux. Dans un premier temps, Il va demander à Arc-en-ciel, galanterie oblige, de rester un peu à l’écart . Certains cris inquiétants aux alentours du marais laissent supposer qu’il y a bien là un gros problème.

33ème album des aventures de ce petit indien qui possède le don de parler à tous les animaux.
Cette nouvelle aventure est encore une fois un prétexte pour Derib de distiller ça et là quelques petites informations sur la nature et sur les animaux du grand continent américain.

Afin de parfaire ce souci d’éducation, l’album est gratifié d’un petit livret « quizz » contenant toutes des questions qui ont rapport avec les animaux de l’album. Le dessin est sans surprise, toujours de grande qualité, avec une mise en page très agréable.

Yakari reste pour moi la série jeunesse incontournable et probablement indémodable.(Jean)

24/09/2007

Sept Voleurs : Sept aventuriers à l’assaut de la montagne des nains. Auteur : David Chauvel et Jérôme Lereculey – Maison d’édition : Delcourt.

sept voleurssept voleurs2Monsieur Hrym est un nain. Dans un premier temps, son but est de trouver deux orcs. Il n’hésite pas d’ailleurs pas à les rencontrer dans leur taverne. Mais ce n’est que la première étape, car son but est de réunir d’autres personnes, en particulier Maître Ivarr, dont la réputation d’archer de grand talent n’est plus à faire et son ami, Monsieur Ebrinh, qui a le talent inavoué de pouvoir ouvrir n’importe quelle serrure, lui conférant ainsi quelques dons de voleur. Igur, un colosse à la force herculéenne, sera également enrôlé.

Tout ce petit monde va ensuite rencontrer le nain Bahar, le chef de l’équipe.Une équipe dont le but sera de voler, ce que personne avant eux n’a jamais osé voler : de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, des bijoux, tout ce qu’il faut et plus encore pour vivre dans le luxe le restant de leurs jours.
Le plan est simple mais la réalisation risque d’être beaucoup plus compliquée.

Après les sept psychopathes, voici le deuxième volume de cette série parue chez Delcourt.
Nous sommes cette fois définitivement dans l’univers de l’Heroic Fantasy, le dessin de Jérôme Lereculey et les couleurs de Christophe Araldi et de Xavier Basset sont irréprochables.

Quant au scénario, même si le concept de la chasse au trésor n’est pas particulièrement nouveau, il faut reconnaître que certaines péripéties au cours de l’aventure, ainsi qu’un épilogue pour le moins inattendu, donnent à cet album une dimension particulièrement agréable. On se prend au jeu, on imaginerait même presque cette épopée sur grand écran dans quelques temps.

Il s’agit là pour moi d’une grande réussite, confirmant tout le bien que je pensais du début de cette série, pour laquelle je reste impatient de connaître les cinq autres thèmes.

Une très belle idée de cadeau pour celui qui aime le genre Heroic Fantasy. (Jean)

23/09/2007

Construire un feu : Auteur : Chabouté – Maison d’édition : Vents d’ouest.

construire un feuconstruire un feu2Le Klondike, territoire du nord du Canada, fut particulièrement célèbre en 1896, quand de riches gisements y furent découverts. Plusieurs milliers d’américains se ruèrent vers cette contrée, s’improvisant ainsi prospecteurs et imaginant qu’ils allaient enfin trouver fortune.

La toute première difficulté à cette quête de ce trésor hypothétique était de se rendre sur le terrain même de leur futur terrain de prospection. Il fallait partir de la côte de l’Alaska et rejoindre le Canada, en passant au travers la montagne. Chaque aventurier se devait de prendre avec lui tout le matériel nécessaire à sa survie pendant un an, à savoir près d’une tonne d’équipements. Il devait en cela affronter aussi une nature hostile et vaincre un ennemi redoutable et impitoyable : le froid.

Les 64 pages de l’album vont raconter le calvaire d’un de ces prospecteurs perdu dans l’immensité enneigée et froide du Canada, par -60° c.

Certes l’histoire est simple mais le résultat graphique est absolument magnifique. Plusieurs grands noms de la bande dessinée contemporaine comme Didier Comes ou Cosey se sont prêtés à l’exercice périlleux qu’est celui de rendre correctement l’atmosphère enneigée des paysages. Quoi de plus difficile effectivement que de rendre correctement les grandes étendues blanches sur une feuille de papier qui est au départ de la même couleur !

Chabouté démontre encore une fois à quel point il est un tout grand de la bande dessinée moderne, nous donnant ici un réel cours de mise en page et de mise en scène. Il démontre avec éclat sa maîtrise graphique évidente et toute son intelligence dans l’utilisation des couleurs.

Je vous jure qu’on a réellement froid en tournant les pages de cet album. A faire lire absolument à toute personne frileuse !

Cet album est tout simplement beau. (Jean)

LE TUEUR – tome 6 : Motus vivendi. : Auteur : Jacques Amon & Mats : Maison Edition Casterman, collection Ligne Rouge.

le tueurle tueur24 longues années d’inactivité, 4 longues années passées au Venezuela, c’est de trop pour le tueur, qui finit par s’ennuyer. Et quand on s’ennuie, on a tout intérêt à reprendre l’activité qui nous plaisait et pour laquelle on nous reconnaissait un certain talent.

Le tueur va donc accepter de nouveaux contrats. Il va être sollicité par certains interlocuteurs, se recommandant de son vieil ami Mariano, pour une pige comme il dit, juste pour un contrat comme cela, sans engagement ultérieur.Le problème est que, si la première et la deuxième cible ne faisaient aucun problème ; car ma foi, éliminer un banquier et un courtier international en pétrole, quoi de plus banal, il en est tout à fait autrement de la troisième et dernière cible, puisqu’il s’agit de Madre Louisa, une religieuse dévouée, désintéressée et investie dans son ministère auprès des plus pauvres.
Ca lui a paru choquant dans un premier temps mais au fait, ça ne sert pas à grand-chose de savoir pourquoi quelqu’un veut se débarrasser de quelqu’un d’autre. En effet le commanditaire a toujours, lui , une bonne raison et finalement, pour le tueur, son contrat n’est pas de savoir pourquoi. Il n’est pas inspecteur, il est exécuteur.

Mais, Mariano va lui faire rencontrer son cousin Filomeno. Celui-ci est chargé de mission au ministère de l’intérieur en charge de la sécurité. Cette rencontre va donner une dimension tout à fait particulière à son contrat actuel, mais également à ceux qu’on lui confiera ultérieurement et qui l’emmèneront sous le ciel de Cuba.

Je suis un grand fan de la série du tueur pour le cynisme et une certaine forme d’arrogance des sujets traités mais aussi pour une qualité graphique indiscutable et une mise en couleur irréprochable.

Néanmoins, je ne peux pas m’empêcher de vous communiquer mon sentiment de vide concernant ce dernier tome. Arrivé à la fin de l’album, je me suis dit : « à bon, c’est tout », avec une impression de creux.
J’espère que ceci est volontaire, de façon à pouvoir appeler le lecteur à attendre avec impatience le tome 7, qui donnera alors l’épaisseur et le corps nécessaire pour que cet épisode soit réellement digne de la série. (Jean)

21:40 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tueur a gages, contrat |  Facebook |