24/02/2007

La malédiction d’Edgar : Destin présidentiel Auteurs :Chardez & Dugain / Edition : Casterman

la malédiction dedgarla malédiction2Années 40 ans aux Etats-Unis, la famille Kennedy, et en particulier le père Joe, ne songe qu’à une seule chose à savoir le pouvoir suprême : la présidence . Pour y arriver, tout est bon. Les hommes ne sont que des pions d’un immense échiquier dont les principaux joueurs ne sont pas toujours ceux qu’on croit. Ils sont dans l’ombre et manipulent gaiement les uns et les autres, les bons comme les méchants. C’est là qu’on va comprendre l’influence majeure qu’a eu le FBI sous la direction de son fondateur John Edgar Hoover. Les pactes de collaboration vont se faire autant avec la classe politique d’apparence correcte et avec les truands de la pire espèce. Argent, dollars, intrigues et surtout manipulations seront les ingrédients de base de la montée en puissance de JFK ne lui laissant qu’un rôle de simple marionnette aux ordres de notre Edgar en question.

Vous savez que je suis assez passionné par cette période de l’histoire américaine et en particulier par les acteurs politiques de ce moment. Présenter la course à la présidence comme un imbroglio de coups tordus, de manipulations voire de menaces en tout genre, le tout financer avec de l’argent pas toujours très propre, ce n’est pas réellement un scoop. Il suffit de suivre la campagne présidentielle française pour s’en convaincre. Ceci dit la trame historique est intéressante.

Le problème que j’ai avec cet album, c’est le dessin de Didier Chardez, mieux connu des bédéphiles sous le pseudonyme de Didgé. Pourtant, je me fais du mal en disant cela car Didier est un ami depuis toujours. C’est un garçon au grand coeur, sympa et tout, défendant sa région Verviétoise avec passion et convictions. Ceci dit, on sent bien que le dessin réaliste n’est pas sa tasse de thé. Les visages se veulent trop près des photos de l’époque et cela rend le trait figé. Par contre, tout le reste à savoir décors, paysages, mise en situation, découpage des cases, est plus que correct. C’est tout le problème de dessiner des personnages qui ne sont pas vôtres mais qui doivent absolument ressembler à ceux ayant réellement existés.

Sans rancune, Didgé, mais mon conseil serait de continuer dans une série réaliste mais avec tes propres personnages que tu domineras beaucoup plus aisément car du talent, il est évident que tu en as ! (Jean Evrard)

08:11 Écrit par Jean dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : edgar hoover, jfk, fbi, mafia, washington |  Facebook |

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