07/06/2006

Rendez-vous à Paris : troisième acte

Nike poursuit sa quête de réunir Amir, Sacha et lui-même. C’est que lorsqu’on fait une promesse à l’âge de 18 jours, on se doit de la tenir. Et puis, Paris, ce n’est pas si mal comme lieu de rendez-vous.
Autant je suis un admirateur sans concession de l’artiste peintre qu’est Enki Bilal (cfr chronique sur « nouvel état des stocks »), autant je pense qu’il doit arrêter de faire de la BD. Le DVD de presse pour la sortie de cet album nous montre bien que la plupart des cases sont en fait des peintures séparées qui s’inscrivent dans une démarche d’artiste peintre à la recherche d’émotions et de mouvements. La recherche graphique dépasse de loin une volonté de réaliser une simple bande dessinée. Quand, en plus, le texte devient totalement incompréhensible pour le commun des mortels, cela devient difficile. J’en veux pour preuve quelques phrases prises au hasard : « ..voyez comme ces pleurotrèmes rouges, hypotrèmes noirs et autres holocéphales rejoignent sa chair.. » ou « ...conséquence d’un troc surréaliste entre Branko et un réseau maffieux post-obscurantiste d’Odessa.. » ou encore « ..plusieurs milliards de répliques de ce néodiptère inédit. » Bref, cette « BD » m’emm.. et me donne un mal de crâne phénoménal. Néanmoins, je voue une admiration sans borne pour les dessins et les peintures de Bilal dans cet album que je rêverais de voir, un jour, sur un des murs de mon salon.

10:49 Écrit par Jean | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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