31/05/2006

Les passants du clair de lune (Tome 3) : Sabazius

Ce qui est très étrange, c’est que le double cornu d’Angelo semble être différent des doubles des autres membres de la Fraternal Compagnia,. Pas autant pourtant que ces cadavres de jeunes femmes qui perturbent fortement le commissaire enquêteur Jonzac et le Frère Prieur Calvacante. En unissant leurs efforts et les fruits de leurs enquêtes respectives, ils arrivent, néanmoins, à resserrer l’étau de suspicion autour de la Compagnia et en particulier de son chef, le pseudo vicomte de la gentilhommière. A propos, savez-vous que l’immortalité a un prix ?
Mosdi saupoudre de souffre chaque page et nous plonge dans l’ésotérisme le plus complet. Certains y retrouveront des relents du « Eyes wide shut » de Kubrick avec une sauce beaucoup plus satanique. Au fil des albums, on va de révélations en révélations, tout en gardant le scénario enveloppé de brumes mystérieuses. Le dessin de Paturaud devient de plus en plus épuré et élégant. Sachez que pour l’avoir vu dessiner, il garde son âme d’artiste peintre. C’est lui qui réalise les couleurs en direct sur ses planches avec une maîtrise qui s’affirme d’album en album.
Une seule critique, il faut s’accrocher au départ pour enregistrer les noms de chaque personnage car en plus, l’arrivée de l’histoire en France fait que chacun change de nom. Au secours !
P.S. Si vous voulez faire plaisir à Laurent Paturaud, parlez-lui de Venise. Il est intarissable bien que n’ayant jamais mis un pied dans une gondole du coin. (Jean Evrard)

18:20 Écrit par Jean | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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